Partenaire de Biblionef au Cameroun depuis 2014, l’ONG Service d’Appui aux Initiatives Locales de Développement (SAILD) se mobilise pour la démocratisation de l’accès à l’information en milieu rural dont le livre est un outil indispensable.

Nous soutenons cette ONG dans le cadre de son programme « Une classe, une bibliothèque » qui vise à installer des armoires à livres dans un grand nombre d’écoles maternelles et primaires.

Le partenariat se poursuit en 2018 particulièrement dans la région de l’Est, qui accueille de nombreux réfugiés de la République centrafricaine voisine, victimes de guerres civiles et dont il faut scolariser les enfants de toute urgence.

Ainsi 48% de l’ensemble de ces réfugiés vivent dans cette région qui détient également l’un des plus bas taux de scolarisation du pays. 61.4% d’enfants scolarisés et un taux de pauvreté de 54%.

Cette troisième dotation  de 6588 livres a porté depuis 2014 à 12 000  livres la contribution de Biblionef à ce projet.

Il bénéficie cette année à 35 écoles maternelles et primaires rurales : 18 à l’Est du pays ont reçu, à elles seules 4223 livres.

Mais aussi 11 écoles à l’Ouest, 5 au Centre et 1 au Sud qui se sont vues équipées de bibliothèques.

Tout au long de l’année SAILD organise des missions dans les écoles pour assurer le suivi des dotation et les animations autour du livre.

Arrivée à Yaoundé en septembre 2018, la cargaison été prise en charge par SAILD qui a assuré le traitement physique et informatique de la dotation, la constitution de lots pour que soient mises en place de petites bibliothèques sur-mesure pour chacune des 117 classes sélectionnées au sein des 35 écoles.

Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui soutient la majorité des écoles de l’Est a pris en charge le transport des lots sur ce vaste territoire en  collaboration avec la Lutherian World Fondation, son opérateur local.

La dotation globale bénéficie à plus de 8 948 élèves âgés de 3 à 12 ans.

Dès janvier 2019, ces milliers d’enfants ont découvert avec enthousiasme le contenu des cartons de Biblionef ; ceux-ci renfermaient une sélection de beaux livres, d’albums, d’imagiers, de contes… de quoi  stimuler la curiosité des plus petits pour les livres et faciliter l’apprentissage de la lecture par les plus grands.

La responsable pour l’éducation au HCR, Madame Marcelle Aguini nous a exprimé sa grande satisfaction à la suite de cette dotation.

Selon elle «  Le livre ne peut que contribuer à la construction et à l’épanouissement des enfants réfugiés ».

En préparant cet envoi pour l’Est du pays, Biblionef a décidé d’y adjoindre une dotation pour un nouveau projet, aussi généreux que nécessaire, initié par un géomètre camerounais, M. Bernard Puepi.
Préoccupé par la pauvreté de l’offre culturelle et éducative dans la région de l’Ouest du Cameroun, il a entrepris, sur fonds propres,  la construction du centre culturel M.A.C.Y. (Maison des Arts et de la Culture Yogam) à Bayangam, en plein cœur d’une zone rurale.

Environ 1 000 livres sélectionnés par Biblionef sont venus alimenter la nouvelle bibliothèque et permettront le développement des activités du centre, dont le périmètre d’action englobe 15 écoles primaires, 1 lycée technique, 5 lycées classiques et 2 institutions d’enseignement supérieur.

L’inauguration de la bibliothèque a eu lieu à l’occasion des premières journées portes ouvertes du centre du 7 et 11 février 2019, évènement qui avait pour but d’informer les populations locales, tout en évaluant le niveau de satisfaction des visiteurs du site d’installation et des offres de service de la bibliothèque.

 

Les nouveaux usagés du centre culturel M.A.C.Y n’ont pas manqué de témoigner leur enthousiasme :

 

«  Le brassage culturel est un atout pour le développement des sociétés en général. Alors voir le chantier de la Maisons des Arts et de la Culture à Bayangam sortir de terre et faire son apparition est un grand plaisir et honneur pour un fils Bayangam que je suis. Grâce à cette Maison des Arts et de la Culture Bayangam, je me retrouve aujourd’hui dans un contexte de développement culturel et social à travers ses œuvres mises à notre disposition. Je reviendrai autant de fois que possible car « la culture c’est tout ce qui nous restera quand on aura tout perdu. »

Walter Njomo Fotso,

Etudiant à l’Université de Dschang

 

« Le projet fort louable pour les enfants du village est à remercier. Nous ne pouvons que lui souhaiter bon vent, et dire que de temps en temps, nous passerons pour nous ressourcer, et souhaiterions qu’à l’avenir, Macy fasse dans les écoles quelques dons, pour cultiver davantage le goût de la curiosité et d’initiative aux tout-petits. Merci au Promoteur de sortir son village du noir. »

Yougo Kom Nicaise Flore, Veuve Wakam