Le 2 décembre 2005.

Madame,

Je tiens à vous remercier vivement pour le don de 5200 livres effectué par Biblionef en septembre 2005 au Tadjikistan, un pays important pour la diplomatie française et pour notre politique de défense, dans le contexte de la lutte anti-terroriste et notre présence en Asie centrale et méridionale. Ce pays accueille les forces aériennes de notre engagement en Afghanistan.

Il s’agit du premier don substantiel de livres français depuis 2002, au moment de l’ouverture de l’Ambassade.

Ces livres sont un apport vital pour les francophones du Tadjikistan, étonnement nombreux, qui n’ont généralement à leur disposition que des traductions et manuels de l’époque soviétique.

Dans les écoles, ces livres, souvent de qualité, sont abîmés par l’usage et ne sont plus que partiellement utilisables. On a pu voir des classes se partager un ou deux livres parus dans les années 50 et en mauvais état.

Ils sont souvent datés dans leur contenu (une bonne partie des livres français édités à l’époque ou même des manuels scolaires ont un contenu politique en rapport avec la ‘guerre froide).

Tout cela alors que l’excellence des relations bilatérales entre la France et le Tadjikistan (cf. annexes) ouvre une fenêtre d’opportunité exceptionnelle pour la promotion de notre langue.

Se sont créés des clubs francophones et des associations de professeurs de français dans plusieurs Universités ; partout, y compris dans les lointaines montagnes du  »Toit du Monde » (le Pamir), on nous demande des livres de français.

L’intervention de  »Biblionef  » est une grande joie pour nous, et plus encore une grande joie pour les lecteurs tadjiks de livres français et pour les professeurs qui, dans les conditions les plus difficiles et pour des salaires dérisoires, ont lutté pour maintenir pendant la guerre civile et l’effondrement économique de 1991, l’enseignement du français désormais en pleine renaissance.

Yves Manville.