Langue de liberté dans l’imaginaire des palestiniens, langue d’insertion professionnelle pour les habitants de Jérusalem ou de Bethleem, ou encore langue d’espoir dans les camps de réfugiés de Naplouse, où elle apporte une véritable bouffée d’air frais :  si le français n’a pas eu un impact significatif sur l’histoire palestinienne par le passé, il jouit dans la région d’une image extrêmement positive et les débouchés qu’il offre sont bien réels.

En 2012-2013, grâce notamment au soutien financier de la Fondation AnBer, Biblionef avait pu offrir 8 000 livres aux Instituts français des Territoires palestiniens afin d’enrichir leurs activités de lecture publique et les cours de français proposés tout au long de l’année dans leurs locaux mais aussi dans des établissements scolaires partenaires. Ces dotations, très appréciées, avaient répondu à la soif de lecture de nombreux enfants et des adolescents jusqu’alors très éloignés du livre : « Il fallait voir la joie des enfants et de leurs professeurs lorsqu’ils ont reçu ces très beaux livres, c’est un vrai encouragement pour eux » nous avait alors écrit Ihab Abou Maamar, médiathécaire de l’IF de Gaza.

Encouragée par les résultats très positifs de cette première collaboration, Biblionef a repris contact avec l’Institut français de Jérusalem à la rentrée 2017 en lui proposant de renouveler son soutien grâce à une nouvelle dotation de 3 600 livres neufs et choisis pour la jeunesse palestinienne.

Avec ses antennes à Gaza, Naplouse et Ramallah, et en partenariat avec l’Institut français de Nazareth et l’Alliance française de Bethléem, l’Institut français de Jérusalem veille ainsi depuis mars dernier à la répartition de 3 600 ouvrages neufs parmi 7 établissements de la région. Cette action d’envergure permet ainsi aux médiathèques de renouveler leurs fonds tout en proposant de nouvelles animations ; et surtout il offre aux jeunes palestiniens une chance de développer le plaisir de la lecture et d’aiguiser leur goût pour l’apprentissage du français. A ce jour, les livres sont encore en cours de tri et en transit pour atteindre chacune des structures concernées.

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